Le piège le plus courant : tout porter seul
Dans la majorité des situations, un proche prend naturellement le rôle de coordinateur. Sans cadre, ce rôle devient rapidement écrasant.
L’épuisement ne vient pas du volume d’aide, mais du cumul de micro-décisions permanentes.
Étape 1 — Clarifier son rôle (et ses limites)
Question essentielle à se poser :
- qu’est-ce que je peux faire durablement ?
- qu’est-ce que je ne pourrai pas assumer seul dans 3 ou 6 mois ?
Exemples concrets :
- visites régulières : oui,
- coordination médicale complexe : à partager,
- démarches administratives lourdes : à déléguer.
Règle simple :
si tu es indispensable partout, le système est fragile.
Étape 2 — Centraliser l’information (un seul endroit)
Problème fréquent :
- informations dispersées (mails, papiers, SMS, appels).
Solution concrète :
- un carnet ou document unique (papier ou numérique) avec :
- contacts clés,
- rendez-vous,
- décisions prises,
- points de vigilance.
Bénéfice :
faciliter le relais si besoin.
réduire la charge mentale,
Étape 3 — Identifier les signaux d’alerte de l’épuisement
Signaux fréquents chez les aidants :
- fatigue persistante,
- irritabilité inhabituelle,
- sentiment de solitude,
- impression de ne jamais en faire assez.
Action concrète :
ne pas attendre le point de rupture.
en parler tôt (médecin, travailleur social, association),
Étape 4 — Accepter l’aide sans culpabilité
Idée fausse très répandue :
“Si je délègue, je fais moins bien.”
Réalité :
- déléguer permet de durer,
- durer est la vraie responsabilité.
Message clé
Un aidant efficace est un aidant soutenu, pas un aidant héroïque.



