Perte d’autonomie à domicile : que faire concrètement dans les 30 premiers jours ?

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Pourquoi les 30 premiers jours sont décisifs?

Lorsqu’une situation de fragilité apparaît (chute, hospitalisation, diagnostic), les décisions prises dans le premier mois conditionnent souvent la suite : maintien à domicile sécurisé ou enchaînement de solutions subies.

Le problème n’est pas l’absence d’aides, mais l’absence de méthode.

Voici une feuille de route concrète, semaine par semaine.

Semaine 1 — Stabiliser la situation (urgence et sécurité)

Objectif : éviter une aggravation ou une nouvelle rupture.

Actions concrètes :

  • vérifier les risques immédiats au domicile : chutes, accès à la salle de bain, escaliers, éclairage,
  • organiser un minimum de présence humaine (famille, voisin, passage quotidien),
  • demander un compte rendu médical clair à la sortie d’hospitalisation (diagnostic, restrictions, suivi).

À faire absolument :

  • noter par écrit les difficultés observées (mobilité, mémoire, alimentation),
  • identifier une personne référente temporaire (souvent un proche).

Erreur fréquente :

chercher immédiatement “la meilleure aide” sans avoir clarifié les besoins réels.

Semaine 2 — Comprendre les droits et déclencher les bons dispositifs

Objectif : activer les aides sans attendre que la situation se dégrade.

Actions concrètes :

  • contacter le CCAS de la commune : première porte d’entrée locale,
  • demander une évaluation de la perte d’autonomie (souvent via le département),
  • vérifier l’éligibilité à l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie).

Documents à préparer :

  • identité et coordonnées,
  • situation de logement,
  • avis médical récent,
  • ressources approximatives (pas besoin d’un dossier parfait au départ).

Erreur fréquente :

attendre “d’y voir plus clair” avant de faire la demande → perte de temps.

Semaine 3 — Structurer l’aide autour du quotidien réel

Objectif : adapter l’aide à la vie réelle, pas à un schéma théorique.

Questions concrètes à se poser :

  • qu’est-ce qui pose problème chaque jour, concrètement ?
  • qu’est-ce qui est difficile mais supportable ?
  • qu’est-ce qui devient dangereux ?

Exemples :

  • la toilette est possible mais fatigante → aide partielle,
  • les courses deviennent impossibles → accompagnement ou livraison,
  • les papiers s’accumulent → besoin administratif.

À ce stade :

accepter qu’il évoluera.

commencer à formaliser un plan simple, même provisoire.

Semaine 4 — Mettre en place, tester, ajuster

Objectif : tester sans figer.

Bonnes pratiques :

  • commencer progressivement,
  • observer ce qui fonctionne ou non,
  • recueillir le ressenti de la personne concernée.

Erreur fréquente :

  • vouloir tout régler en une fois,
  • culpabiliser si la solution n’est pas “idéale”.

Message clé
Le maintien à domicile est un processus, pas une décision unique.
Les 30 premiers jours servent à poser les bases, pas à tout résoudre.

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